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ALTAGOR
PEINTURES DYNAMOGRAPHIQUES 1964 -1974

Vernissage le 22 mars
Exposition du 23 mars au 8 avril

22 Mars 2018

André Vernier, dit “Altagor” [Joeuf, 27 février 1915 - Paris, 10 novembre 1992] a été un artiste polyvalent, à la fois poète, peintre, musicien et inventeur d’instruments. Il publie ses premiers vers et ses premiers romans de facture classique dans les années 30, mais très vite, il s’oriente vers la création d’une poésie radicalement nouvelle. A la fin des années 40, sur la base de ses recherches, il met définitivement en forme la structure, la notation et la base rythmique d’un langage phonétique : la Métapoésie. Il crée ainsi une musique parlée, musique de timbres articulés développant une infinité de combinaisons et de structures.
C’est à ce moment qu’il commence à venir régulièrement à Paris, où il finira par s’installer définitivement. Il va y rencontrer les acteurs de la nouvelle avant-garde parisienne : Isidore Isou et le groupe lettriste en 1946 ou 47 ; Henri Chopin en 1952, avec qui il collaborera en plusieurs occasions et qui lui proposera une publication dans sa revue OU qui restera sans suite ; Robert Estivals en 1955-56, au cours d’une soirée lettriste où il rencontre également François Dufrêne ; Pierre Schaeffer -père de la musique concrète et électroacoustique- avec qui il débute ses premières expériences de symphonie métapoétique en 1956 au Club d’Essai de la Radiodiffusion Française ; Maurice Rapin et Mirabelle Dors, fondateurs du groupe “La Tendance Populaire Surréaliste”.
Il rencontre également Jean Paulhan, essaie, sans succès, de faire publier par les Éditions Gallimard "Arguments pour un Discours Absolu" et contacte Jean Jacques Pauvert sans plus de réussite.
Il donne des auditions de ses créations, collabore avec Henri Chopin et Maguy Lovano ou avec Robert Estivals et participe à des débats contradictoires avec les Lettristes. Parallèlement, Il rédige de nombreux textes, manifestes et tracts dans lesquels il revisite son œuvre, poursuit ses recherches et affirme sa philosophie politique et sociale.
Durant les années 60 et 70, Altagor invente et fabrique 3 instruments de musique : Le Métaphone, le Plectrophone et le Pantaphone, instruments à cordes produisant des sons mats ou prolongés donnant une musique envoûtante, inspirée par la nature et la solitude des forêts de Lorraine.
A partir de 1964, Il développe également la peinture, nommant lui même ses styles et ses méthodes : Gestuelle ; Graphiste ; Dynamographiste ; Pulsionnelle ; Isomorphique ou Abstaction onirique. Dans un texte de présentation de l’oeuvre peinte d’Altagor, Elise Brès définit ainsi sa peinture : “Il illustre sur la toile sa propre énergie et la vitesse du monde de façon immédiate en composition spontanée, mais aussi selon une harmonie propre sans laquelle il n’y aurait pas de création artistique ; alliant vitesse et couleurs il nous propose ses peintures et ses gouaches aux courbes explosives. Unissant la vitesse et le trait fulgurant, intense, il invente les dynamographismes, encore plus dépouillés, plus incisifs qui sont comme la projection plastique de sa musique”.
Jusqu’à la fin de sa vie, Altagor ne va cesser de donner de nombreuses variantes de ses créations et poursuivre l’écriture de plusieurs textes poétiques créés à partir des années 40. Il réagit à la moindre sollicitation extérieure, multiplie les tracts et continue de contacter toutes les personnes qu’il imagine pouvoir faire avancer la reconnaissance de son œuvre.
Il meurt à Paris en 1992.

Bibliographie :
- Revue Bizarre. No. IV, 1956 et No. 32-33. 1er trimestre 1964.
- Poésie en question. Opus international. No. 40-41. Janvier 1973.
- Futura : Poesia sonora. Cramp record, 1978.
- Henri Chopin. Poésie sonore internationale. Paris, Jean Michel Place, 1979.
- L. Caruso, H. Chopin, L. Marcheschi, S. Martini. Il Colpo di glottide, la poesia come fisicità e materia. Vallecchi, 1980.
- Marin de Charette. Altagor, l’homme oeuvre. Kanal magazine. Janvier 1989.
- Altagor. Dossier établi par Marc Vernier. Teckel. Revue des folies littéraires. Automne 2004.
- Altagor. Schéma et schématisation. Revue du schématisme. Directeur Robert Estivals. No. 61. 4ème trimestre 2004.

Expositions :
- 1961, Première exposition du Signisme : Caux, Estivals, Gaudy avec la participation d’Altagor et Chomo. Librairie du Phare, Paris.
- 1974, Altagor. Atelier-Galerie Hôtel Herouet, Paris.
- 1974, Altagor, Seuphor, Miereanu. Apac Centre Péguy, Orléans.
- 1982, Performances et lectures. Galerie Poisson d'Or, Jacques Donguy, Auch.
- 1985, Altagor, Cagigos, Capa, Lovano, Vernier. Créactions en Chaine au Fiap, Paris.
- 1986, Altagor, Capa, Cagigos, Lovano, Vernier. Art abstrait, Espace et mouvement, Bibliothèque Aubaret, Poitiers.
- 2002, Altagor, dissident perpétuel et créateur transactuel. Galerie A l’Enseigne des Oudins.
- 2006, Altagor, Amiel, Lambert, Double Je, Wintzenrieth, Vernier. Du Visible au Lisible 6. Abbaye de Nottonville, Nottonville.
- 2004, Hommage à Altagor par Robert Estivals. Maison du Schématisme. Noyers sur Serein.
- 2013, Altagor, Hugo Ball, William Burroughs, Henri Chopin, Allen Ginsberg, John Giorno, Ghérasim Luca. Le Nouveau Festival du Centre Pompidou, La clairière est habitée par les voix, Paris.

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